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Voici la suite de Pas d'oseille sans Pater Noster, pour connaître le début, il vous suffit de lire le post précédent !

Voilà, voilà...

Riton : Oh, t’as vu Max, il y a un téléviseur !
 
Riton appuie sur le bouton, mais le poste ne s’allume pas.
 
Max : Touche pas à ça ! On n’est pas venu là pour mater « La piste aux étoiles » !
Riton : Si on doit crécher ici 2-3 jours, autant profiter du confort.
 
Riton vérifie derrière la télévision, si le fil est bien branché.
 
Max : Non. On n’abuse pas de l’hospitalité des gens… Même si avant de partir, on les descendra, c’est pas une raison pour se montrer irrespectueux !
Riton : De toute façon, il ne fonctionne même plus…
Antoine : Euh… Pardon, excusez-moi, mais par inadvertance, j’ai entendu votre conversation et… il m’a semblé comprendre que… éventuellement, votre famille d’accueil… vous comptiez…
 
Un léger temps.
 
Max : Tu la craches ta tirade !
Antoine : (petite voix) …la tuer ?
Max : Ouais.
 
Un temps. Antoine se ressaisit.
 
Antoine : Sans vouloir me montrer égocentrique… Me concernant, qu’en est-il exactement ? Vous allez aussi me… ?
Riton : Ben, ouais.
Max : Surtout toi ! Vu comment t’es casse-bonbon.
Antoine : Mais pourquoi ? Vous avez les bijoux, c’est ridicule ! Ça n’a aucun sens de me tuer !
Max : Vois-tu, Antoine… C’est bien Antoine, ton petit nom ?
Antoine : Oui…
Max : (imitant Antoine) Donc, vois-tu, Antoine, le souci est que tu as eu le loisir d’admirer nos charmants faciès. Or si on te relâche, il y a une probabilité non négligeable que tu fasses un descriptif détaillé de nos portraits aux flics, n’est-ce pas ?
Antoine : Ah, mais que nenni ! Bien que les principales composantes de ma personnalité soient des défauts, s’il y en a un qui m’a échappé, c’est précisément celui de la délation ! Je suis tout, et même plus, mais certainement pas un sycophante !
Riton : Un quoi ?
Antoine : Un judas.
Riton : Hein ?
Antoine : Un délateur… (Riton ne comprenant toujours pas) Un traître ! Un mouchard, quoi !
Max : No risk ! Le hasard et le bluffe (prononce bluff avec l’accent français) n’ont leur place qu’au poker.
Riton : Ouais… Et puis, nous, en plus, on n’aime pas les Suisses.
 
Un léger temps.
 
Antoine : Mais je ne suis pas suisse !
Riton : Ah ?... C’est quoi alors que tu causes comme langue ?
 
Antoine se lève et se dirige vers la porte.
 
Antoine : J’en ai soupé pour aujourd’hui. Au début, je trouvais ça plutôt amusant, voire cocasse. Mais maintenant nettement moins, surtout depuis que vous m’avez conté la fin ! Donc je pars.
 
Antoine essaie d’ouvrir la porte, mais elle est fermée à clé. Il s’excite en vain.
 
Max : Maudis pas ce verrou ! Sans lui, t’aurais ouvert la porte et moi, par la même occasion, ton crâne !
 
Antoine s’arrête et se calme. Max joue avec son arme.
 
Antoine : Votre humour glacial ne doit faire rire que des types de votre espèce.
Max : J’sais pas, j’en fréquente pas d’autres.
Antoine : Et pourquoi vous ne me tuez pas maintenant ?
Max : D’abord on attend les proprios. Pour le moment, t’es notre seul otage.
Antoine : Donc rien ne m’empêche de hurler à pleins poumons pour alerter les autorités !
Max : Si, l’espoir ! L’espoir enfui au plus profond de tes entrailles, cette petite voix qui te susurre à l’oreille (voix fluette) « peut-être qu’ils vont m’épargner »… Et effectivement, elle n’a pas tort cette petite voix. Dans un élan de bonté inexplicable, parfois les apaches ont pitié des visages pâles… et se contentent de leur scalp.
Riton : (à Max) En tout cas pas nous, jamais on s’est…
Max : (à Riton, l’interrompant) Ta gueule.
 
Tag(s) : #Théâtre

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